L'âge d'homme

et l'on continue à accepter l'inacceptable et à supporter l'inacceptable

23 octobre 2007

1091.Etre là, ne pas y être

On peut être avec une personne depuis vingt ans et ne pas savoir qui elle est. On peut avoir rencontré un être humain depuis un mois et avoir les sensations délicieuses de se connaitre depuis les débuts de la vie. La durée des choses ne compte que finalement peu, seule l'intensité prime. Mystères de la vie, mystères des choses, mystères du temps qui passe. On me disait dans le billet précédent d'avoir une écriture plus masculine : un débat s'est instauré entre vous à ce sujet. J'ai écouté, j'ai peu répondu. Mais j'ai apprécié. Je pense que chacune et chacun a une idée de moi à travers ce que j'écris, à travers ce que je vous dis. Quelle idée avez vous de moi ? Que ressentez vous de moi ? Et vous pourriez me renvoyer la question : qu'est ce que je sais de vous ? qui êtes vous, vous à qui je pense quand je viens écrire ici ? Je me sens de moins en moins virtuel....

PS : vos photos sont là. Mais une panne de cordon d'alimentation de mon ordinateur m'empêche de vous les envoyer. Problème réglé prochainement...

Posté par Olivier O à 14:00 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Etre soi

avant tout et chacun a son ressenti mais je ne pense pas que cela doit modifier son "moi".
Bon, pas grave, on attendra le cordon d'alimentation de l'ordi.

Posté par michèle, 23 octobre 2007 à 14:44

Je pense donc tu es ?

Je pense, là, ce soir, hic et nunc, que tu te donnes quand tu donnes, dans deux sens (et plus si affinités) : tu donnes de toi et tu donnes à toi quand tu donnes aux autres. Là, ce soir, je dis ça. Demain, je dirai peut-être tout autre chose - silence ?

Chacun de nous est bien réel, en soi ; mais hors de soi, projeté partiellement sur la virtuelle toile, que reste-t-il de nous dans le regard, puis l'esprit, puis le coeur de qui croit nous lire... et ne lit peut-être que lui-même ?

Amitiés frileuses et néanmoins provençales (à moins que ce ne soit l'inverse). Hihihi...

Posté par hi3, 24 octobre 2007 à 23:26

Tu penses donc je suis ?

D'ailleurs, si j'avais demandé une photo de Paris vue par toi (ce que je n'ai pas fait, lasse des images et de la distance qu'elles instaurent entre nous et les choses que nous préfèrerions vivre vraiment, librement, de tous nos sens, plutôt que de les extrapoler, fût-ce par la plus belle et poétique des captures) ; si je t'avais demandé une photo de Paris, mon thème aurait probablement été : toi (et les autres, quelques autres de ton choix). Par-delà la métonymie (ou synecdoque ? je ne sais plus ! hihi), je t'aurais ainsi demandé de nous montrer l'essentiel, en somme.

Mais pour le coup, je n'ai pas besoin d'image(s). Je te/me/nous/vous sais réels, même si cette réalité s'inscrit dans l'écran carré d'un ordinateur, fenêtre qui ne manque pas, à l'occasion, de s'habiller de barreaux pour nous rappeler que l'ouverture sur le monde que nous offre internet n'est jamais que partielle et que la liberté ressentie au travers de ce média nous fait toujours un peu flirter avec le risque de diverses formes d'aliénation.

Posté par hi3, 24 octobre 2007 à 23:36

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