<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>L&apos;&#xe2;ge d&apos;homme</title><link>http://agedomme.canalblog.com/</link><description>et l&apos;on continue &#xe0; accepter l&apos;inacceptable et &#xe0; supporter l&apos;inacceptable</description><language>fr</language><lastBuildDate>Tue, 10 Nov 2009 05:40:22 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>1099.Ailleurs....</title><dc:creator>Olivier O</dc:creator><link>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/12/15/7242007.html</link><category>Traces...</category><comments>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/12/15/7242007.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://agedomme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7242007/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/12/15/7242007.html</guid><description>&lt;p&gt;Plus ici. Ailleurs. L&#xe0;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;http://agedomme.blogspot.com/&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 15 Dec 2007 12:42:49 GMT</pubDate></item><item><title>1098.Les mains dans les poches</title><dc:creator>Olivier O</dc:creator><link>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/12/03/7086813.html</link><category>La lutte continue</category><comments>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/12/03/7086813.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://agedomme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7086813/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/12/03/7086813.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/87/12/317991/19652511.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;225&quot; alt=&quot;Rolls_devant_le_pont_Alexandre_III__Paris__d_cembre_2007_&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/87/12/317991/19652511_p.jpg&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 5px 5px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Et il parle, encore, toujours. Partout. Clamant avec raison qu&apos;il a &#xe9;t&#xe9; &#xe9;lu pour agir, alors il agit. Ferme, d&#xe9;roulant son programme face aux temp&#xea;tes et sans sourciller. B&#xea;te politique, notre Pr&#xe9;sident est omnipr&#xe9;sent, rien ne semble pouvoir arr&#xea;ter cette machine ; infatigable promoteur de l&apos;id&#xe9;e lib&#xe9;rale (travaillons plus pour gagner plus, comp&#xe9;titivit&#xe9; &#xe0; outrances, sur-consommation j&apos;en passe et des meilleures). Et en face, le n&#xe9;ant. Socialistes d&#xe9;chir&#xe9;s donnant un pi&#xe8;tre spectacle d&apos;une opposition vide de sens, sans programme et pire ayant perdu une partie de ses valeurs ; incapable de r&#xe9;agir &#xe0; quoique ce soit sinon par des banalit&#xe9;s mille fois rab&#xe2;ch&#xe9;es. Communistes &#xe0; la d&#xe9;rive, lamin&#xe9;s par les &#xe9;checs successifs, alter mondialistes impuissants &#xe0; s&apos;organiser et &#xe0; parler d&apos;une seule voix. Le tout inaudible en ces temps de Sarkozysme triomphant. Tout comme ma propre voix, d&apos;ailleurs : j&apos;ai l&apos;impression qu&apos;elle n&apos;a pas sa place en ce moment, qu&apos;il vaut mieux que je me taise le plus souvent ; que je laisse entre eux quelques clans qui semblent croire d&#xe9;tenir je ne sais quelle v&#xe9;rit&#xe9; sur je ne sais quel sujet, tournant en rond dans un milieu ferm&#xe9; comme l&apos;eau de ces aquariums qui ne voit jamais la mer. Bah ! Les bons vents reviendront, les roues tourneront. Rien n&apos;est heureusement fig&#xe9; dans ce monde. M&#xea;me ce mal de gorge, ruine d&apos;une angine r&#xe9;cente, me quittera. Mes yeux regardent distraitement toutes ces ampoules qui clignotent, ces P&#xe8;re Noel qui se tr&#xe9;moussent, ces papiers multicolores qui brillent. Sympt&#xf4;mes d&apos;une soci&#xe9;t&#xe9; qui s&apos;ennuie, d&apos;une soci&#xe9;t&#xe9; triste ; qui cherche ses rep&#xe8;res et qui se force &#xe0; trouver des raisons de faire la f&#xea;te, qui se force &#xe0; rester dans le bonheur permanent. Tout cela passera aussi. Ce seront les premi&#xe8;res f&#xea;tes de fin d&apos;ann&#xe9;e sans mon p&#xe8;re. Sans sa pr&#xe9;sence rassurante, sans son rire et ses jeux de mots. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier Noel sans une partie de moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;(Photographie personnelle : voiture de mari&#xe9;s devant le Pont Alexandre III, cot&#xe9; rive droite, Paris, 1 d&#xe9;cembre 2007)&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 03 Dec 2007 09:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>1097.D&apos;o&#xf9; je suis j&apos;ai l&apos;impression de tout voir</title><dc:creator>Olivier O</dc:creator><link>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/11/28/6982739.html</link><category>Traces...</category><comments>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/11/28/6982739.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://agedomme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6982739/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/11/28/6982739.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/95/62/317991/19550373.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;20061023225231_depart&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/95/62/317991/19550373_p.jpg&quot; width=&quot;195&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Non, je n&apos;ai rien oubli&#xe9;. Ni ce que j&apos;ai &#xe9;cris ici, ni ce que vous avez r&#xe9;pondu. Je n&apos;oublie rien du monde qui tourne avec ou sans moi. Je lis autant les journaux qu&apos;avant. Toujours &#xe0; l&apos;&#xe9;coute de l&apos;humanit&#xe9; qui souffre, celle qui subit les injustices. Celle que l&apos;on oublie peu &#xe0; peu, loin de tout et surtout des cam&#xe9;ras. Quand je me retourne sur ma vie je vois que je ne suis plus &#xe0; un bouleversement pr&#xe8;s ; j&apos;ai subi des temp&#xea;tes et quelques ouragans, ce que tout un chacun a connu dans cette condition humaine qui est la n&#xf4;tre. Le jazz m&apos;accompagne toujours, l&apos;Afrique plus que jamais. Une vie &#xe0; reconstruire, cette fois pour de bon, pour de vrai. Sans artifices, sans fards. Une vie qui pourrait bien m&apos;emmener plus loin encore que mes r&#xea;ves les plus fous. Comme un serpent abandonne sa peau sous les soleils de plomb je renais de cendres. Je pense &#xe0; mon p&#xe8;re, tous les jours, toutes les demi journ&#xe9;es. Mon chagrin ne s&apos;est pas calm&#xe9;. Tapi dans un coin de mon corps, pr&#xea;t &#xe0; bondir ; &#xe0; me remplir de sa masse gluante, &#xe0; me bouffer de l&apos;int&#xe9;rieur. Perdre un de ses parents c&apos;est laisser tout un pan de son identit&#xe9; sur le bord du chemin, c&apos;est une partie de son histoire qui disparait comme ces r&#xe9;acteurs de fus&#xe9;es&amp;nbsp; qui se pulv&#xe9;risent dans l&apos;espace intersid&#xe9;ral. Non, je n&apos;ai rien oubli&#xe9;. Ecrire pour continuer d&apos;exister, pour prendre de la distance avec ce qui se passe ; ralentir les choses pour moins les subir, &#xe9;crire pour rester debout. Je me regardais l&apos;autre matin dans le m&#xe9;tro, au milieu de la foule du quai pendant la gr&#xe8;ve. Je me voyais &#xea;tre dans la file des bestiaux du matin qui monte les escaliers pour aller prendre la correspondance. Il &#xe9;tait t&#xf4;t, tout le monde dormait plus ou moins debout. Et je me demandai quelle &#xe9;tait cette vie &#xe9;trange que je vivais, cette routine dans laquelle je ne me suis jamais senti bien. Quelle est cette vie que l&apos;on fait subir aux pauvres h&#xe8;res que nous sommes, abrutis par la publicit&#xe9; du matin au soir, &#xe9;cervel&#xe9;s par une t&#xe9;l&#xe9;vision sans consistance ; reflets d&apos;une existence id&#xe9;ale que personne n&apos;atteint, cr&#xe9;ant des frustrations &#xe0; n&apos;en plus finir qui se ressentent jusque dans nos banlieues o&#xf9; rien n&apos;est r&#xe9;gl&#xe9;, o&#xf9; rien n&apos;a avanc&#xe9;, o&#xf9; l&apos;on enferme de plus en plus de gens dans l&apos;ignorance, la lassitude, la r&#xe9;signation. Non je n&apos;ai rien oubli&#xe9;. Ce soir l&#xe0; &#xe0; la station R&#xe9;publique un jeune homme assis sur une couverture chantait pieds nus, une guitare &#xe0; la main. Il chantait Bob Marley &amp;quot;No woman No cry&amp;quot;, cheveux en locks, le regard bleu acier. Je l&apos;ai &#xe9;cout&#xe9; sans m&apos;arr&#xea;ter de marcher dans le couloir du m&#xe9;tro. Je pensai &#xe0; la libert&#xe9;, la vraie.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 28 Nov 2007 11:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>1096.O&#xf9; en est on ?</title><dc:creator>Olivier O</dc:creator><link>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/11/16/6856788.html</link><category>Afrique/Antilles</category><comments>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/11/16/6856788.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://agedomme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6856788/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/11/16/6856788.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/38/20/317991/18994037.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;9782750903176&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/38/20/317991/18994037_p.png&quot; width=&quot;276&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 5px 5px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Voil&#xe0; quelques jours que j&apos;ai atteint les quarante et un ans, genre de non &#xe9;v&#xe8;nement auquel au fond de moi je n&apos;attache gu&#xe8;re d&apos;importance mais qui me permettra de sao&#xfb;ler mon entourage proche sur le fait que je vieillis... J&apos;ai souvent l&apos;impression qu&apos;il me faudrait plus d&apos;une vie tellement mes curiosit&#xe9;s m&apos;emportent parfois (en fait souvent) tr&#xe8;s loin, que je m&apos;aper&#xe7;ois &#xe0; mon &#xe2;ge avanc&#xe9; (sic) que je suis pass&#xe9; &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de choses que je trouve essentielles et que je ne d&#xe9;couvre que maintenant. Tel est le cas de ce petit texte du philosophe Emmanuel Mounier que, &#xe0; ma grande honte, je ne connaissais pas jusqu&apos;&#xe0; il y a quelques semaines. Un livre que j&apos;ai trouv&#xe9; par hasard en en cherchant un autre, ce qui m&apos;arrive frequemment, dans les rayons &amp;quot;litt&#xe9;rature africaine&amp;quot; de ma librairie favorite de Belleville.&amp;nbsp; Texte rafra&#xee;chissant, on ne peut plus d&apos;actualit&#xe9; sur les relations entre les humains, singuli&#xe8;rement entre Noirs et Blancs, sur le racisme ordinaire. Paru en1948, le manuscrit de Mounier analyse avec un discernement inhabituel pour l&apos;&#xe9;poque (m&#xea;me si un Michel Leiris avait amorc&#xe9; la pompe un peu avant avec &amp;quot;l&apos;Afrique fant&#xf4;me&amp;quot;)&amp;nbsp; l&apos;inqui&#xe9;tude d&apos;une Afrique qui ne saurait concilier richesses ancestrales et modernit&#xe9;, d&#xe9;noncant cette &#xe9;lite qui serait tent&#xe9;e de &amp;quot;n&apos;&#xea;tre ni vraiment africaine, ni vraiment europ&#xe9;enne&amp;quot;. Le bouquin de Mounier apparait ainsi comme le premier grand texte anticolonialiste publi&#xe9; en France. Il donne aussi des cl&#xe9;s importantes par rapport aux d&#xe9;bats d&apos;aujourd&apos;hui : pas de diabolisation de l&apos;&#xe8;re coloniale, pas de nostalgie de celle ci non plus mais au contraire une r&#xe9;elle &#xe9;coute de l&apos;autre, avec une grande profondeur et une rare beaut&#xe9;.&amp;nbsp; Signalons au passage que Mounier est un des cr&#xe9;ateurs d&apos;une c&#xe9;l&#xe8;bre revue, &amp;quot;Esprit&amp;quot;, qui perdure de nos jours et dont les textes sont toujours vifs, remuants, piquants et r&#xe9;veilleurs de conscience.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 16 Nov 2007 07:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>1095.Mais que fait la police ?</title><dc:creator>Olivier O</dc:creator><link>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/11/13/6873265.html</link><category>La lutte continue</category><comments>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/11/13/6873265.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://agedomme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6873265/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/11/13/6873265.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/11/97/317991/19042834.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/61/22/317991/19042841.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;200&quot; alt=&quot;RATP&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/61/22/317991/19042841_p.jpeg&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 5px 5px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Je ne vais pas vous sao&#xfb;ler avec mes difficult&#xe9;s de l&apos;existence, tout le monde a les siennes, &#xe0; des degr&#xe9;s plus ou moins importants ; ma m&#xe8;re dirait que chacun porte sa croix. Alors justement demain (ou ce jour cela d&#xe9;pend du moment o&#xf9; vous lisez ces lignes) les gr&#xe8;ves paralyseront le pays en g&#xe9;n&#xe9;ral, Paris en particulier. Et comme tout bon parisien qui se respecte j&apos;ai les yeux riv&#xe9;s sur les bulletins d&apos;informations de la RATP, v&#xe9;n&#xe9;rable institution faisant partie int&#xe9;grante du patrimoine de la capitale ; les mots sont clairs et nul besoin de sortir de Polytechnique pour comprendre que le trafic m&#xe9;tro et Rer sera &amp;quot;quasi nul&amp;quot; (ce qui est un terme diplomatique pour dire que rien ne roulera...), que toutes les interconnexions&amp;nbsp; (c&apos;est &#xe0; dire les correspondances) ne seront pas assur&#xe9;es dans les gares parisiennes, que les bus et les trams ne seront assur&#xe9;s qu&apos;&#xe0; 10 pour cent (diplomatie toujours...) Bref, journ&#xe9;e noire qui de surcro&#xee;t risque de durer. Alors oui ces gr&#xe8;ves m&apos;ennuient dans ma vie quotidienne : qui n&apos;a pas connu Paris les jours de gr&#xe8;ve ne peut pas savoir ce qu&apos;est un embouteillage.... Mais en m&#xea;me temps elles font plaisir : enfin s&apos;apercoit on qu&apos;au del&#xe0; du cirque sarkozyste il n&apos;y a rien de bien s&#xe9;rieux et qu&apos;en fait de rupture elle n&apos;est que formelle, genre contenant sans contenu. Cela dit, je ne sais pas chez vous mais ici &#xe0; Paris on se croit d&#xe9;j&#xe0; &#xe0; No&#xeb;l tant certaines devantures sont par&#xe9;es de cr&#xe8;ches, guirlandes multicolores et clignotantes, sapins empes&#xe9;s de boules scintillantes ; j&apos;en passe et des meilleures. Je trouve que tout cet attirail arrive de plus en plus t&#xf4;t, la soci&#xe9;t&#xe9; marchande dans laquelle nous vivons non contente de nous imposer tout et n&apos;importe quoi, surtout d&apos;acheter ; mais en plus nous impose son rythme &#xe0; la con encha&#xee;nant p&#xe9;riodes de f&#xea;tes sans discontinuer &#xe0; croire que l&apos;on s&apos;emmerde ferme dans nos vies au point d&apos;aller chercher ripaille et gal&#xe9;jade du matin au soir et d&apos;un bout &#xe0; l&apos;autre de l&apos;ann&#xe9;e. Je ne saurai vous dire pourquoi mais tout ceci me semble pitoyable, lamentable, path&#xe9;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;(La photo provient du site Figaro.fr)&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 13 Nov 2007 13:15:00 GMT</pubDate></item><item><title>1094.Un peu de tout, un peu de rien</title><dc:creator>Olivier O</dc:creator><link>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/11/11/6845086.html</link><category>La lutte continue</category><comments>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/11/11/6845086.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://agedomme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6845086/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/11/11/6845086.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/41/13/317991/18956260.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/41/13/317991/18956260_p.jpg&quot; alt=&quot;Rouge__Safyatou__ma_femme__S_n_gal_&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Voil&#xe0; quelques jours que j&apos;ai d&#xe9;sert&#xe9; ces colonnes, ce blogue, mon clavier et mes &#xe9;critures diverses et vari&#xe9;es. Ainsi va la vie des Hommes. D&#xe9;sert&#xe9; ce blogue, certes. Mais pas les v&#xf4;tres. Et si je n&apos;y mets pas de commentaires, c&apos;est tout simplement parce que je suis dans ma p&#xe9;riode d&apos;observation. J&apos;ai souvent des p&#xe9;riodes comme cela : j&apos;observe, je participe, parfois je fais les deux, parfois aucun des deux... J&apos;ai d&#xe9;sert&#xe9; ces lignes parce que oui l&apos;amour a sonn&#xe9; &#xe0; ma porte, qu&apos;il est beau, simple, lumineux ; comme je l&apos;avais toujours souhait&#xe9;. Qu&apos;il me fait du bien. Mais l&#xe0; ne sont pas les seules raisons. Je n&apos;avais plus de cordon d&apos;alimentation pour mon ordinateur portable : je viens d&apos;en retrouver un. Ce qui me permettra d&apos;&#xe9;crire tranquillement de ma (tr&#xe8;s) modeste demeure les billets qui vous sont destin&#xe9;s plut&#xf4;t que de courir les cyber-caf&#xe9;s souvent peu confortables et o&#xf9; la promiscuit&#xe9; est g&#xea;nante. Ce brusque retour de cordon va me permettre enfin de vous envoyer vos choses promises, c&apos;est &#xe0; dire vos photographies d&apos;il y a quelques semaines ; je n&apos;ai qu&apos;une parole et je n&apos;ai rien oubli&#xe9;. Outre ce malheureux fil qui ne pouvait plus nourrir mon ordinateur, je dois faire face &#xe0; des difficult&#xe9;s qui pour certaines ou certains para&#xee;tront peu graves mais qui m&apos;emp&#xea;chent pourtant de me concentrer autant que je le voudrais, qui nuisent &#xe0; mon sommeil et qui pour tout vous dire me font chier &#xe0; un point qu&apos;il m&apos;est difficile d&apos;exprimer ici. Voil&#xe0; maintenant un peu plus de deux mois que mon p&#xe8;re est mort, voil&#xe0; maintenant un peu plus de deux mois que je ne m&apos;en suis pas remis, voil&#xe0; un petit peu plus de deux mois que je ne passe pas une demi journ&#xe9;e sans penser &#xe0; lui. Ma m&#xe8;re est entr&#xe9;e dans une maison de repos dans sa Provence qu&apos;elle aime tant, voil&#xe0; que c&apos;est la premi&#xe8;re fois qu&apos;elle quitte la maison sans son mari, cet homme avec qui elle vivait depuis plus de soixante ans. Elle a du quitter ses meubles, sa chatte, ses habitudes, toute cette vie qui &#xe9;tait la sienne. Elle m&apos;appelle matin et soir. Dans le t&#xe9;l&#xe9;phone parfois j&apos;entends souffler le froid mistral qui tord les platanes de cette Provence que j&apos;aime moi aussi. J&apos;y entends aussi toutes les souffrances d&apos;une femme de 79 ans qui se sent perdue certains soirs, qui ravale ses larmes quand elle me dit que son mari lui manque et que c&apos;est une douleur sans nom. L&#xe0; bas il y a mes deux soeurs et mon fr&#xe8;re qui l&apos;entourent autant qu&apos;ils le peuvent. Et moi ici &#xe0; Paris je rage de ne pouvoir descendre la voir &#xe0; cause d&apos;un manque d&apos;argent, &#xe0; cause des mois plus que difficiles qui viennent de s&apos;&#xe9;couler dans la bo&#xee;te o&#xf9; je bosse, ou d&apos;un effectif de 57 on est pass&#xe9; via des licenciements &#xe0; 20 (!), o&#xf9; j&apos;ai sauv&#xe9; ma t&#xea;te je ne sais encore comment mais o&#xf9; mon salaire mis&#xe8;reux (tandis qu&apos;on nous en demande encore et toujours plus) me permet non pas de vivre mais de survivre. Alors ce qui devait arriver arrive : des huissiers, pas forc&#xe9;ment tr&#xe8;s aimables, me demandent 400 euros sinon ils viendront saisir ce qu&apos;ils ont &#xe0; saisir, &#xe0; savoir cet ordinateur sur lequel&amp;nbsp; je tape ce billet, un lot de livres et de cd (c&apos;est &#xe0; dire tous mes bouquins et tous mes cd) ainsi qu&apos;une t&#xe9;l&#xe9; (dont je n&apos;ai plus rien &#xe0; faire &#xe0; vrai dire) Vive la France et ceux qui font ce beau m&#xe9;tier : prendre le peu qui reste &#xe0; ceux qui n&apos;ont d&#xe9;j&#xe0; pas grand chose ! Mais il ne sert &#xe0; rien que je m&apos;&#xe9;nerve ici, il y a tr&#xe8;s peu de chance que cet huissier lise ce blogue. Il fut des temps o&#xf9; je gardais tout cela en moi, o&#xf9; la honte me couvrait, o&#xf9; je buvais tout ceci en silence. Ces temps sont r&#xe9;volus parce que dans ces situations&amp;nbsp; on va &#xe0; l&apos;essentiel, on ne couvre plus avec des fioritures ; et ici, dans ces colonnes j&apos;ai toujours parl&#xe9; vrai, je vous ai toujours tout dit dans la plus parfaite authenticit&#xe9; et que je ne vais pas commencer &#xe0; vous raconter des sornettes maintenant, on se connait trop. 400 euros... somme sans doute d&#xe9;risoire,&amp;nbsp; somme sans doute minime pour beaucoup, mais somme qui correspond &#xe0; la tranquillit&#xe9; pour moi et quand je pense &#xe0; ces quelques euros je me dis la tranquillit&#xe9; est pas ch&#xe8;re mais que je ne peux pas me la payer... &lt;br /&gt;La femme que j&apos;aime dort &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de moi pendant que j&apos;&#xe9;cris ces lignes. Je la regarde. Sa peau noire brille l&#xe9;g&#xe8;rement avec la lumi&#xe8;re de l&apos;&#xe9;cran d&apos;ordinateur. Je m&apos;arr&#xea;te de taper sur le clavier. &lt;br /&gt;Elle est l&#xe0;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous &#xea;tes l&#xe0;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;(Clich&#xe9; personnel : &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;les mains &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;et la &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;peau&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt; de la femme que j&apos;aime, novembre 2007)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 11 Nov 2007 01:31:00 GMT</pubDate></item><item><title>1093.Les mondes qui se rencontrent</title><dc:creator>Olivier O</dc:creator><link>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/29/6704137.html</link><category>Afrique/Antilles</category><comments>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/29/6704137.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://agedomme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6704137/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/29/6704137.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/76/41/317991/18524583.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/66/00/317991/18524612.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;194&quot; alt=&quot;senegal_20kids&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/66/00/317991/18524612_p.jpg&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Ainsi va la vie des Hommes. Le show de notre Pr&#xe9;sident continue sans rel&#xe2;che, le spectacle est permanent ; tellement &#xe9;coeurant que les mots manquent devant tant de gesticulations. Il est des temps o&#xf9; toute opposition est inaudible, nous vivons un de ces temps. Une gauche d&#xe9;compos&#xe9;e, incapable de construire quoique ce soit ou m&#xea;me de proposer quelque chose de f&#xe9;d&#xe9;rateur, bouff&#xe9;e qu&apos;elle est par les luttes intestines qui finiront par la tuer. Alors moi m&#xea;me si je garde un oeil, et m&#xea;me les deux, sur toutes ces mascarades et que je continue &#xe0; lutter (comment ne pas lutter, comment se laisser faire ?) je prends un peu de recul, je m&apos;a&#xe8;re l&apos;esprit, le coeur et le corps. Pour une des premi&#xe8;res fois depuis tr&#xe8;s longtemps je pense pour quelques jours &#xe0; moi. Sous la pluie parisienne je vis des heures qui ne sont pas ordinaires, de ces heures qui changent une vie si on sait les saisir. Un de mes r&#xea;ves vient de se r&#xe9;aliser, je n&apos;y crois pas encore et j&apos;ai peine &#xe0; en parler tant tout cela m&apos;est personnel, tant tout cela n&apos;a de signification que pour moi, tant je ne peux expliquer ce que cela repr&#xe9;sente pour moi : je viens de rentrer dans une famille africaine, accueilli comme un des leurs. Une maman, un papa. Quatre fr&#xe8;res, quatre soeurs dont une avec laquelle on s&apos;est choisis. Le plat de poulet Yassa qu&apos;on mange tous ensemble, le th&#xe9; &#xe0; la menthe, le wolof et le peul. Les peaux noires. Le bruit, les rires, toute l&apos;Afrique. Le S&#xe9;n&#xe9;gal. Ces sonorit&#xe9;s si douces &#xe0; mon oreille. Ces couleurs, ces boubous, ces facons de vivre. Une journ&#xe9;e magique. Il est toujours &#xe9;trange de vivre un de ses r&#xea;ves, on ne sait pas ce qui est r&#xe9;el, on ne sait pas trouver le vocabulaire ; se pincer ne sert &#xe0; rien alors on se laisse porter. On laisse les minutes et&amp;nbsp; les heures passer, on traverse la nuit et le lendemain matin on se r&#xe9;veille en constatant que tout est bien r&#xe9;el, un coup de fil vous le prouve, des voix venues de ce r&#xea;ve vous parlent &#xe0; l&apos;oreille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu&apos;est ce qui m&apos;arrive ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;(Photo : jeunes filles s&#xe9;n&#xe9;galaises, DR)&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 29 Oct 2007 14:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>1092.Heures ordinaires</title><dc:creator>Olivier O</dc:creator><link>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/26/6669931.html</link><category>Notes parisiennes</category><comments>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/26/6669931.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://agedomme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6669931/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/26/6669931.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/43/75/317991/18418107.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;122&quot; alt=&quot;chevet_notre_dame_paris_7&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/43/75/317991/18418107_p.jpg&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 5px 5px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Un matin qui se l&#xe8;ve, le petit jour qui pointe, le ciel gris ou blanc. Son corps contre le mien, blanc et noir m&#xea;l&#xe9; dans la chaleur humaine d&apos;une fin de nuit. L&apos;odeur du chocolat, celle d&apos;un th&#xe9; aux agrumes. Le bruit de la douche qui coule. Son visage endormi, son sourire. Le parfum de sa peau. Le baiser qu&apos;elle m&apos;envoie tandis que je ferme la porte pour aller rejoindre le trafic du m&#xe9;tro parisien. Mes pas sur le trottoir, un coup d&apos;oeil &#xe0; la Tour Eiffel dans l&apos;alignement de la rue de Belleville. Ma t&#xea;te remplie d&apos;Elle. De tout le reste. Le bruit de la capitale, cette femme qui s&apos;asseoit &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de moi, celle qui lit en face et ces jeunes qui parlent de leurs interrogations &#xe9;crites du matin qui vient. La foule dans la correspondance &#xe0; la station R&#xe9;publique, le flux des &#xea;tres humains vers la ligne 8 direction Balard. Le journal que j&apos;ach&#xe8;te au kiosque, les odeurs de croissant dans les couloirs, mes r&#xea;ves et mes songes au milieu de la foule. Station Ecole Militaire. Je somnole un peu. J&apos;ai froid, j&apos;ai mal au cou. Station Boucicaut : je sors, je marche dans la rue de la Convention. Je m&apos;allume une cigarette. Mes yeux croisent ceux de dizaine de visages. Rue de la Croix Nivert, rue Lecourbe. Le ciel de Paris est gris, humide. Je pense &#xe0; elle. A mon fils. A ma m&#xe8;re. A mon p&#xe8;re. M&#xe9;got &#xe9;cras&#xe9; dans le caniveau. La circulation dense. Les V&#xe9;lib&apos; qui passent. Le coeur de la capitale qui se remet &#xe0; battre. Comme le mien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un matin ordinaire dans la ville lumi&#xe8;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;em&gt;(Photographie&lt;/em&gt; d&apos;Arnaud Frich&lt;em&gt;)&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 26 Oct 2007 09:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>1091.Etre l&#xe0;, ne pas y &#xea;tre</title><dc:creator>Olivier O</dc:creator><link>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/23/6638527.html</link><comments>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/23/6638527.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://agedomme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6638527/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/23/6638527.html</guid><description>&lt;p&gt;On peut &#xea;tre avec une personne depuis vingt ans et ne pas savoir qui elle est. On peut avoir rencontr&#xe9; un &#xea;tre humain depuis un mois et avoir les sensations d&#xe9;licieuses de se connaitre depuis les d&#xe9;buts de la vie. La dur&#xe9;e des choses ne compte que finalement peu, seule l&apos;intensit&#xe9; prime. Myst&#xe8;res de la vie, myst&#xe8;res des choses, myst&#xe8;res du temps qui passe. On me disait dans le billet pr&#xe9;c&#xe9;dent d&apos;avoir une &#xe9;criture plus masculine : un d&#xe9;bat s&apos;est instaur&#xe9; entre vous &#xe0; ce sujet. J&apos;ai &#xe9;cout&#xe9;, j&apos;ai peu r&#xe9;pondu. Mais j&apos;ai appr&#xe9;ci&#xe9;. Je pense que chacune et chacun a une id&#xe9;e de moi &#xe0; travers ce que j&apos;&#xe9;cris, &#xe0; travers ce que je vous dis. Quelle id&#xe9;e avez vous de moi ? Que ressentez vous de moi ? Et vous pourriez me renvoyer la question : qu&apos;est ce que je sais de vous ? qui &#xea;tes vous, vous &#xe0; qui je pense quand je viens &#xe9;crire ici ? Je me sens de moins en moins virtuel....&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;PS&lt;em&gt; : vos photos sont l&#xe0;. Mais une panne de cordon d&apos;alimentation de mon ordinateur m&apos;emp&#xea;che de vous les envoyer. Probl&#xe8;me r&#xe9;gl&#xe9; prochainement...&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 23 Oct 2007 12:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>1090.Dormir avec une femme</title><dc:creator>Olivier O</dc:creator><link>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/16/6556353.html</link><category>Afrique/Antilles</category><comments>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/16/6556353.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://agedomme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6556353/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/16/6556353.html</guid><description>&lt;p&gt;Il y a si longtemps. Un corps dans mon lit. A c&#xf4;t&#xe9; du mien, entit&#xe9; lourde, endolorie ;&amp;nbsp; habitu&#xe9;e aux solitudes des jours qui passent plus ou moins dans la raison, des matins un peu frais aux soirs qui tombent et o&#xf9; je me sens revivre. Un corps &#xe0; cot&#xe9; du mien. Un corps de femme. Noir d&apos;&#xe9;b&#xe8;ne avec un visage qui me sourit. Des mains douces aux doigts fins qui s&apos;entrelacent avec mes membres h&#xe9;sitants, mes gestes remplis de frissons, mon cerveau m&#xe9;fiant. Mon nez, mes joues, mon front qui ne sont plus habitu&#xe9;s &#xe0; recevoir la tendre caresse d&apos;autrui. Le corps d&apos;une femme &#xe0; la taille cercl&#xe9;e d&apos;une chainette que la femme africaine r&#xe9;serve &#xe0; l&apos;homme qui la voit nue. Ses yeux qui regardent les miens si intens&#xe9;ment que j&apos;en suis g&#xea;n&#xe9;, ce corps qui se blottit contre le mien ; cette peau noire qui se m&#xe9;lange avec la mienne, image belle &#xe0; en mourir. La nuit lente se d&#xe9;roule. Ni elle ni moi n&apos;envisage que les minutes puissent passer si vite. Il y a si longtemps.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 16 Oct 2007 12:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>1089.R&#xe9;capitulationnons....</title><dc:creator>Olivier O</dc:creator><link>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/15/6530031.html</link><category>Notes parisiennes</category><comments>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/15/6530031.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://agedomme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6530031/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/15/6530031.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/86/21/317991/18003945.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;225&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/86/21/317991/18003945_p.jpg&quot; alt=&quot;Samaritaine__Paris__septembre_07&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;J&apos;ai mon petit carnet o&#xf9; j&apos;ai barrr&#xe9; soigneusement ce que j&apos;ai photographi&#xe9;.&amp;nbsp; Alors ce sera la nature &#xe0; Paris pour Lib&#xe9;rienne, le parcours Giacometti dans le XIVe pour Mohamed, le Trocad&#xe9;ro du c&#xf4;t&#xe9; droit pour Alain, Spiruline voulait Montmartre, le p&#xe8;re Lachaise plait &#xe0; Nina, je suis all&#xe9; au 106 rue des Amandiers pour Hadrienne et &#xe0; Campo &lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Formio &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;pour Suzana, je me suis balad&#xe9; aux Tuileries en pensant &#xe0; Angeline, pris &lt;font size=&quot;1&quot;&gt;quelques &lt;/font&gt;portes pour Belotine et me suis &#xe9;nivr&#xe9; des parfums de la boutique Izrael dans le Marais pour Mich&#xe8;le et ce que je consid&#xe8;re comme romantique dans la capitale pour Noir Intense. Je pense n&apos;avoir oubli&#xe9; personne. Temp&#xe9;rance n&apos;aura pas une b&#xea;te photo de la fen&#xea;tre de sa chambre d&apos;h&#xf4;tel en souvenir d&apos;une rencontre rat&#xe9;e ; je suis all&#xe9;e pour elle lui capturer bien mieux. Les premi&#xe8;res photos vont arriver &#xe0; partir de demain dans vos bo&#xee;tes, je les accompagne d&apos;un mot pour chacun de vous. Et je voulais que vous sachiez encore combien ca m&apos;a fait plaisir d&apos;aller parcourir Paris pour vous. &lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;(Paris, &lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Pont Neuf,&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt; rive droite, &amp;quot;La Samaritaine&amp;quot; - photo personnelle)&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 14 Oct 2007 22:01:00 GMT</pubDate></item><item><title>1088.Pendant ce temps l&#xe0;</title><dc:creator>Olivier O</dc:creator><link>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/14/6528683.html</link><category>Le monde &#xe0; l&apos;envers</category><comments>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/14/6528683.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://agedomme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6528683/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/14/6528683.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/27/91/317991/17999122.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;225&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/27/91/317991/17999122_p.jpg&quot; alt=&quot;Rue_des_Cascades__XXe_arrdt__Paris&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;La mort de mon p&#xe8;re a &#xe9;t&#xe9; un choc immense, il n&apos;existe d&apos;ailleurs aucun mot vraiment pour qualifier la douleur, la souffrance et le chagrin que je ressens. C&apos;est pour cela que je n&apos;en parle pas. Que je n&apos;&#xe9;cris rien, ou presque. En moi il ne passe pas une seule demi-journ&#xe9;e sans que l&apos;image de ce p&#xe8;re m&apos;assaille, quoique je fasse et o&#xf9; que je sois. Elle me laisse souvent muet. L&apos;autre nuit j&apos;ai r&#xea;v&#xe9; qu&apos;il &#xe9;tait vivant : il &#xe9;tait l&#xe0;, devant moi ; il s&apos;&#xe9;tait remis de son arr&#xea;t cardiaque mais on avait du lui faire une trach&#xe9;otomie et il parlait avec une voix m&#xe9;tallique. Je ne me suis pas rappel&#xe9; du r&#xea;ve tout de suite. C&apos;est en me brossant les dents le matin que les images me sont revenues en pleine m&#xe9;moire. J&apos;ai arret&#xe9; net la brosse, la musique de Coltrane que j&apos;&#xe9;coute pratiquement tous les matins. Le silence s&apos;est fait et les larmes ont coul&#xe9;, presque s&#xe8;ches. Que dire ? Que faire ? Assis je me suis allum&#xe9; une cigarette, j&apos;ai respir&#xe9; fort. Tout me semblait &#xe9;gal, tout me paraissait loin. Et pendant ce temps l&#xe0; ma m&#xe8;re se sent perdue. Pendant ce temps l&#xe0; cette femme se demande pourquoi son mari l&apos;a laiss&#xe9;e seule apr&#xe8;s soixante ans de mariage. Et quand je l&apos;ai au t&#xe9;l&#xe9;phone le soir elle me dit tout son chagrin &#xe0; travers ses larmes, tout ce desespoir passe &#xe0; travers les lignes t&#xe9;l&#xe9;phoniques. Apr&#xe8;s avoir raccroch&#xe9; je suis boulevers&#xe9;, j&apos;&#xe9;touffe et les rues de Paris sont sans saveur.&lt;br /&gt;Pendant ce temps l&#xe0;.&lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;(Photographie personnelle : la rue des Cascades, XXe arrondissement de Paris)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 13 Oct 2007 22:01:00 GMT</pubDate></item><item><title>1087.Avec vous</title><dc:creator>Olivier O</dc:creator><link>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/11/6496606.html</link><category>Notes parisiennes</category><comments>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/11/6496606.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://agedomme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6496606/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/11/6496606.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/10/57/317991/17907837.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/10/57/317991/17907837_p.jpg&quot; alt=&quot;12410367&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Elles sont presque toutes l&#xe0;. Bousculade dans mon appareil. Je vais en arranger quelques unes. Elles sont toutes pour vous. Quelques unes manquent encore mais... ce week end je les aurai captur&#xe9;es. Elles, ce sont les photographies que je suis all&#xe9; faire pour vous. Encore un peu de patience, je sais, le temps semble long. Mais je dois zigzaguer entre diverses choses, dont certaines ne sont pas r&#xe9;jouissantes ; c&apos;est la vie. Merci de votre indulgence. De votre compr&#xe9;hension. Mon existence ressemble en ce moment &#xe0; une voiture qui serait lanc&#xe9;e &#xe0; pleine vitesse.&lt;br /&gt;En attendant, je vous offre un petit texte presque sans importance &#xe9;crit dans mon adolescence...&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &quot;Garamond&quot;,&quot;serif&quot;;&quot;&gt;De
ce temps l&#xe0; je vois le chemin qui poudroie au soleil Sous la chaleur accablante
de juillet au milieu des pins&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &quot;Garamond&quot;,&quot;serif&quot;;&quot;&gt;Nos
pas l’un dans l’autre relay&#xe9;s par nos mains serr&#xe9;es Le ciel n’avait peut &#xea;tre
jamais &#xe9;t&#xe9; aussi bleu que ces apr&#xe8;s midi l&#xe0;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &quot;Garamond&quot;,&quot;serif&quot;;&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &quot;Garamond&quot;,&quot;serif&quot;;&quot;&gt;Tu
avais ce petit short blanc m&#xea;l&#xe9; de rose et pas de culotte Sous un tricot bleu
je devinai tes seins&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &quot;Garamond&quot;,&quot;serif&quot;;&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &quot;Garamond&quot;,&quot;serif&quot;;&quot;&gt;D’un
coup d’œil nos regards se m&#xea;laient et on arrivait &#xe0; tout oublier L’air devenait
bouillant Nous faisions l’amour dans les bois Ta peau &#xe9;tait douce La caresse de
l’&#xe9;t&#xe9; fondait sur nous Cet unique &#xe9;t&#xe9;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &quot;Garamond&quot;,&quot;serif&quot;;&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &quot;Garamond&quot;,&quot;serif&quot;;&quot;&gt;De
ce temps l&#xe0; je ne me rappelle plus bien Le souvenir de toi est une ligne en
pointill&#xe9;s Un gigantesque puzzle o&#xf9; il manque des pi&#xe8;ces O&#xf9; je perds patience
O&#xf9; mes mains tremblent&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &quot;Garamond&quot;,&quot;serif&quot;;&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &quot;Garamond&quot;,&quot;serif&quot;;&quot;&gt;Bien
des ann&#xe9;es plus tard &#xe0; Paris le soleil est encore l&#xe0; Dans le m&#xe9;tro rien ne
poudroie mais la chaleur est encore accablante&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Je ne te cherche plus Jamais je n’ai plus entendu ta voix&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &quot;Garamond&quot;,&quot;serif&quot;;&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &quot;Garamond&quot;,&quot;serif&quot;;&quot;&gt;Je
ne suis plus embrum&#xe9; de toi Tu n’es plus ce l&#xe9;ger voile qui me venait parfois
sur les yeux&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &quot;Garamond&quot;,&quot;serif&quot;;&quot;&gt;L’infime
latence de ma vie&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &quot;Garamond&quot;,&quot;serif&quot;;&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &quot;Garamond&quot;,&quot;serif&quot;;&quot;&gt;Longtemps
je me suis senti coupable de toi Et puis un matin je t’ai int&#xe9;gr&#xe9;e&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &quot;Garamond&quot;,&quot;serif&quot;;&quot;&gt;Ing&#xe9;r&#xe9;e
Dig&#xe9;r&#xe9;e&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &quot;Garamond&quot;,&quot;serif&quot;;&quot;&gt;Comme
une narine qui se d&#xe9;bouche Tu es entr&#xe9;e dans mon existence Comme une fi&#xe8;vre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &quot;Garamond&quot;,&quot;serif&quot;;&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &quot;Garamond&quot;,&quot;serif&quot;;&quot;&gt;Et
c’est l&#xe0; que j’ai su.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Wed, 10 Oct 2007 22:01:00 GMT</pubDate></item><item><title>1086.Fixer</title><dc:creator>Olivier O</dc:creator><link>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/09/6472945.html</link><category>Traces...</category><comments>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/09/6472945.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://agedomme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6472945/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/09/6472945.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/60/21/317991/17836649.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;Le_tissu__Severine__Guadeloupe_&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/60/21/317991/17836649_p.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;En parcourant divers blogs, dont les v&#xf4;tres, en lisant et en regardant les images quelque chose revient de mani&#xe8;re lancinante, clairement ou de fa&#xe7;on plus inconsciente : l&apos;amour. Ce besoin d&apos;&#xea;tre aim&#xe9; ; sans doute encore plus le besoin d&apos;aimer. J&apos;ai souvent l&apos;impression que ces deux choses sont chez moi un puits sans fond, une quasi certitude que rien ou personne ne pourra les combler tant j&apos;en suis demandeur, presque d&#xe9;pendant souvent, tant j&apos;en d&#xe9;borde. Je demande trop, c&apos;est s&#xfb;r.... Le jazz, la litt&#xe9;rature, l&apos;&#xe9;criture ; paradoxalement la solitude, toutes ces passions essaient de remplir ce gouffre de sentiment que je me sens souvent &#xea;tre. Alors je prends aussi des photos. J&apos;ai toujours aim&#xe9; prendre des photos, faire des petits films, au point d&apos;en faire mon m&#xe9;tier ce fut un temps. Photographier c&apos;est fixer un instant. Une &#xe9;motion. Un sentiment. J&apos;ai toujours d&#xe9;clench&#xe9; mon appareil comme si je sortais mon stylo plus que si j&apos;avais un pinceau pour faire une toile. Dans la rue, mes yeux vont dans tous les sens. J&apos;aime capter le quotidien, des sc&#xe8;nes apparemment anodines mais qui ne le sont pas. Si vous vous promeniez avec moi vous seriez sans doute &#xe9;tonn&#xe9;s de voir que je peux m&apos;arr&#xea;ter sur des choses que vous n&apos;aviez pas vues ou que vous consid&#xe9;reriez comme bizarres &#xe0; photographier... Prendre des photos me calme. Je laisse le temps passer, je r&#xea;ve et j&apos;observe. Je passe, je repasse, je reviens et je m&apos;arr&#xea;te. Parfois aussi je m&apos;installe &#xe0; la terrasse d&apos;un caf&#xe9; et je regarde. Il peut m&apos;arriver de partir avec mon appareil mais de ne revenir avec aucune photo... Ce n&apos;est pas grave. Apr&#xe8;s le plaisir de pousser le bouton, la joie de voir ses clich&#xe9;s en grand sur l&apos;ordinateur ; d&apos;y apporter quelques retouches ou pas. Un plaisir du d&#xe9;but &#xe0; la fin en somme. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/32/08/317991/17843530.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;225&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;Songeuse__Severine__Guadeloupe_&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/32/08/317991/17843530_p.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Mais je ne fais pas que me promener : je fais aussi de la photographie pour l&apos;&#xe9;change, la rencontre, la relation humaine. Et j&apos;aime photographier l&apos;Afrique (ca ne vous &#xe9;tonnera pas...), et ici, &#xe0; Paris, l&apos;Afrique est l&#xe0;, bien l&#xe0;. Sous toutes ses formes, y compris les moins r&#xe9;jouissantes. Je n&apos;ai jamais eu l&apos;id&#xe9;e de publier mes photos sur un site, encore moins de les vendre... mais des amis, des connaissances ont &#xe9;t&#xe9; accroch&#xe9;s par certains de mes clich&#xe9;s allant m&#xea;me jusqu&apos;&#xe0; dire qu&apos;ils &#xe9;taient &amp;quot;magnifiques&amp;quot; ! Moi qui ne suis jamais s&#xfb;r de moi vous imaginez l&apos;effet de ces quelques paroles ! Alors de semaines en semaines, de mois en mois et d&apos;ann&#xe9;es en ann&#xe9;es, j&apos;ai fini par y croire ; mais surtout l&apos;envie de montrer mon travail m&apos;est apparu : un ami webdesigner talentueux r&#xe9;alise en ce moment mon site photo qui sera en ligne prochainement, j&apos;en suis tout excit&#xe9;. Mais je vous disais que je photographiais l&apos;Afrique. Il m&apos;arrive de faire des s&#xe9;ances photos avec des personnes rencontr&#xe9;es ici ou l&#xe0;. Justement, j&apos;en ai fais une dimanche dernier : les clich&#xe9;s qui illustrent ce billet en sont issus (cliquez dessus pour agrandir). Faire des photos c&apos;est se retrouver &#xe0; une table de caf&#xe9;, face &#xe0; face. C&apos;est parler. De tout. De rien. Presque pas de photos justement. C&apos;est d&#xe9;couvrir l&apos;autre pour le plaisir de le d&#xe9;couvrir (encore plus, je vous l&apos;accorde s&apos;il est africain, africaine, antillais ou antillaise....). C&apos;est peut &#xea;tre devenir amis. Faire des photos c&apos;est tout un monde de peut &#xea;tre. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dimanche c&apos;&#xe9;tait une jeune antillaise de dix neuf ans, belle comme un coeur et remplie d&apos;espoir de sa future vie. Elle m&apos;a parl&#xe9; de Guadeloupe, de Martinique, de cr&#xe9;ole et de cuisine antillaise. Elle m&apos;a parl&#xe9; de sa condition de femme noire. &lt;br /&gt;Elle s&apos;appelle Severine. Merci Severine. Comme merci &#xe0; tous et &#xe0; toutes les autres, les pass&#xe9;s et &#xe0; venir...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Au fait je ne parle pas rugby parce que ca ne m&apos;interesse pas du tout, ni de Sarkozy tellement ce qui se passe m&apos;&#xe9;coeure....)&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 08 Oct 2007 22:01:00 GMT</pubDate></item><item><title>1085.L&apos;air de rien</title><dc:creator>Olivier O</dc:creator><link>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/08/6445624.html</link><category>Jazz, blues, soul et autres gospels</category><comments>http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/08/6445624.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://agedomme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6445624/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/10/08/6445624.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/79/75/317991/17750843.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/59/17/317991/17813860.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;bonatiki_300&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/59/17/317991/17813860_p.jpg&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 5px 5px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;On parlait jazz il y a quelques billets, continuons. Apr&#xe8;s le pianiste Yaron Herman voici le guitariste &lt;strong&gt;Richard Bona. &lt;/strong&gt;L&apos;homme est camerounais, bassiste, compositeur, chanteur ; le jazz qu&apos;il produit est doux, tendre, m&#xe2;tin&#xe9; de rythmes africains qui laissent dans l&apos;oreille du sucre et de la tendresse. J&apos;ai d&#xe9;couvert ce gars l&#xe0; tout &#xe0; fait par hasard (ou pour une question de rendez vous comme dirait Borg&#xe8;s dans le billet pr&#xe9;c&#xe9;dent...)&amp;nbsp; sur une affiche dans le m&#xe9;tro parisien : elle annoncait un concert dans un club, la bouille de l&apos;homme m&apos;a paru sympa, je ne le connaissais pas et &#xe0; l&apos;aff&#xfb;t de tout ce qui se passe en jazz me voici parti le soir du concert. Etes vous d&#xe9;j&#xe0; all&#xe9; dans un club de jazz ? Il faut d&apos;abord dire que ces lieux sont chers : comptez en moyenne une trentaine d&apos;euros, une conso comprise, renouvellable toutes les heures.... et le moindre caf&#xe9; est &#xe0; cinq euros ! Ensuite l&apos;espace est souvent petit, r&#xe9;duit, enfum&#xe9; (comment va t-on faire lors du passage de la loi sc&#xe9;l&#xe9;rate ? Un club de jazz o&#xf9; l&apos;on ne fume pas n&apos;est pas un club de jazz, la cigarette fait partie de&amp;nbsp; l&apos;ambiance jazz, du plaisir de vivre....) et puis dans un club on fait des rencontres avec des vrais passionn&#xe9;s, on est proches les uns des autres ; les musiciens sont quasiment &#xe0; vos c&#xf4;t&#xe9;s, tr&#xe8;s pr&#xe8;s et abordables. L&apos;ambiance monte peu &#xe0; peu, les mains battent, les pieds tapent la mesure, tout le monde se met &#xe0; transpirer... Magie de cette musique.. Mais ne transpirons pas et revenons &#xe0; Richard. Il a gravi rapidement les marches de la notori&#xe9;t&#xe9; gr&#xe2;ce &#xe0; ses talents exceptionnels. N&#xe9; en 67 il est initi&#xe9; au jazz en &#xe9;coutant des disques de Jaco Pastorius ce qui, avouons le, est un tr&#xe8;s bon d&#xe9;part. Je vous parlerai de Pastorius bient&#xf4;t. A 22 ans il quitte le Cameroun, fait un d&#xe9;tour par l&apos;Allemagne et vient s&apos;installer en France et accompagne des gens aussi diff&#xe9;rents que Higelin, Didier Lockwood, Manu DiBango. C&apos;est en 1995 qu&apos;il part &#xe0; New York (o&#xf9; il est toujours) jouant l&#xe0; aussi avec des noms prestigieux de la sc&#xe8;ne jazz am&#xe9;ricaine. Un premier album solo sort en 99. Et depuis c&apos;est le succ&#xe8;s : festivals de jazz en tous genres, notamment le prestigieux Jazz &#xe0; Juan o&#xf9; il se produisait cet &#xe9;t&#xe9;, tout en continuant &#xe0; accompagner toute une pleiade de gens dans des compositions m&#xe9;morables. Un jazz qui coule bien, qui vous descend dans la gorge comme un bon vin, une pr&#xe9;sence sur sc&#xe8;ne des plus &#xe9;nergiques (l&apos;homme ne s&apos;&#xe9;conomise pas) ; un jazz tout en sensations, id&#xe9;al pour une bonne soir&#xe9;e avec l&apos;&#xe9;lu (e) de votre coeur ou d&apos;autre chose avec chandelles, certains diront un jazz facile mais moi je dis un jazz aussi, africanis&#xe9; sur certains morceaux et Bona le fait tr&#xe8;s bien, il ne renie rien de son africanit&#xe9;, c&apos;est tant mieux. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;(O&#xf9; &#xe9;couter du &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;Richard&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt; avant l&#xe0; aussi de se ruer sur ses albums ? Et bien &lt;a href=&quot;http://www.bonatology.com/index_02.html&quot;&gt;ICI...)&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 07 Oct 2007 22:01:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>