L'âge d'homme

et l'on continue à accepter l'inacceptable et à supporter l'inacceptable

28 juin 2007

1024.Le rire d'une femme.

Sans_titreTemps gris, pluvieux. Air froid. L'automne à la place de l'été. Les passants passent. Vite. C'est au milieu de mon martini blanc que je l'ai entendu la première fois. Dans le fond du bistro une femme riait. En mille éclats. Un homme la faisait rire. Je n'ai vu ni l'une, ni l'autre. Seuls les sons. Un coup de vent plus fort que les autres balaya le trottoir parisien qui commencait à se noyer sous de grosses gouttes venues de nuages sombres comme des jours que l'on redoute. Ce rire m'a rappelé le sien, seulement le sien. En moi montait un visage, des parfums, une attitude. Un coeur qui bat plus vite, du sang qui se mélange trop ; cette mélancolie des temps. Tout me paraissait vide autour, mes yeux ne voyaient rien mais ma tête se rappelait de tout. Le passé est mon présent. Quand au futur.... Le mot lui même semble avoir disparu de mon vocabulaire.  Je suis là. Je pense.

Je survis.

Posté par Olivier O à 00:01 - Danses et autres sortilèges - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Les temps contractés en un seul

"(...) futur.... Le mot lui même semble avoir disparu de mon vocabulaire. Je suis là. Je pense.

Je survis." Le passé, dans sa propre fuite en avant, en quelque sorte, semble avoir tué ce qu'il y avait de possible présent.

Posté par hi3, 28 juin 2007 à 19:33

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=317991&pid=5453223

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :