22 août 2007
1057.Une brève histoire de l'existence.
La vie, la mort. Ce que l'on aurait du faire et ce que l'on a fait, les mots prononcés, ceux restés dans la gorge. Le temps qui a passé et celui qui ne passe pas. Regards voilés, détournés. Fragilité de la vie, l'existence qui bascule. Un cap. Une étape. Une autre ère qui s'ouvre. Dans la vie d'un homme la mort de son père est un repère avec un avant et un après en même temps qu'un brouillage des cartes comme jamais. Mon père vient de mourir. J'étais venu le voir, lui et ma mère dans cette Provence où je suis né. Cinq jours de soleil, puis un jour d'orage et de pluie ; la crise cardiaque, les pompiers, le masque à oxygène et les sirènes. L'hélicoptère. L'hôpital de Marseille. La réanimation, les appareils qui bipent, la machine qui aide à respirer, les tubes et l'électrocardiogramme. Le silence. La peine. Le chagrin. L'espace qui ne sera plus jamais comme avant. Les heures étranges. Du Sud de la France je viens vous écrire quelques mots au milieu d'une souffrance qui ne porte pas de nom. Ecrire comme pour reprendre son souffle. Ecrire comme pour continuer à vivre. Les mots parce qu'ils canalisent la tristesse, le chagrin, le néant. Ecrire ne serait ce que quelques lignes. Paris est loin et proche à la fois, ma vie est lointaine et proche à la fois.
On ne peut pas s'empecher de penser.
Commentaires
De tout coeur avec toi dans ces moments très difficiles. Je t'envoie un peu de tendresse pour que tu puisse continuer à lutter contre ce chagrin.
Amicalement
moi aussi, je te signifie ma proximité, Olivier...
Perdre son père, c'est une page importante qui se tourne, pas facile du tout à vivre...
Et puis il y a le chagrin de la séparation, du "plus jamais"
il y a cinq mois aujourd hui, mon père a quitté ce monde et je suis restée orpheline ; je pense à toi, à cette douleur née de l abandon de celui qui nous manque toujours
Mes pensées sont avec toi, tu le sais.
Mon père est parti de cette même manière, soudaine et brutale... je t'envoie juste des pensées et de la lumière pour accompagner ton chagrin...
Difficile de t'accompagner autrement qu'en pensée dans ces difficiles moments, Olivier. Je sais tout ce qu'il était pour toi.
Je t'embrasse très fort, je pense à toi.
Prends soin de ta mère, prends soin de toi, prends soin de ton fils.
Coupé du monde depuis deux jours à cause d'une panne d'ordinateur, je tiens, même avec un peu de retard, à joindre ce message aux précédents pour te redire toute mon affection. Mes pensées vont vers toi qui traverses ces moments douloureux.
Je ne sais pas encore ce que c'est, perdre son père. Que la lumière cependant vous accompagne, lui, toi, ta maman, et tous ceux qui sont autour de vous.
Pour avoir perdu le mien il y aura bientôt 3 ans (et ne pourtant pas regretter sa présence car notre mésentente était forte donc mon deuil ne comporte pas, ou pas encore, la souffrance de l'absence), je ne sais que trop bien ce qui t'attend. Toutes mes pensées de bon courage Olivier. Il n'est jamais simple de se retrouver en première ligne.
"Rien n'est précaire comme vivre,
Rien comme Être n'est passager ..."
Je suis de tout coeur avec toi et t'accompagne en pensées dans ce passage difficile vers un autre âge de ta vie d'Homme.
Tendresse et douceurs, tout juste pour toi.
J'aurais aimé t'écrire plus longuement mais les mots ont du mal à sortir...
J'ai retenu deux choses de cette journée du 23 aout, passée à Marseille:
- Tout d'abord, d'où il est, ton père veille sur toi, ta maman, ta famille et notre fils...
- Il faisait beau et le vent était léger: il nous a quitté sous le soleil de Provence qu'il aimait tant... Je suis sûre qu'il fait partie maintenant de cette belle lumière qui n'existe nulle part ailleurs...
Si tu as besoin d'écrire, de m'écrire, tu peux le faire... Si tu as besoin de me parler... n'hésite pas non plus.
Prends soin de toi et de tous ceux et celles que tu aimes...
Mes pensées
t'accompagnent, il sera toujours présent au fond de ton coeur.
Merci.
Je vous réponds à toutes et à tous en privé.
Je m'aperçois que Fuligineuse a dit exactement les mots que je voulais écrire. Nous sommes sur la même ligne d'esprit et j'ai beaucoup pensé à toi ces derniers jours, tu le sais.
Rentrant de vacances, je lis ton entrée...
Une étape dans ta vie d'homme en effet...
La mort créée une rupture, puis, souvent les êtres chers sont comme "redonnés" ... autrement....
passé le nécessaire temps du chagrin...
De coeur avec toi.
tout simplement je pense à toi
Ces quelques mots pour te témoigner mon amitié dans ce moment douloureux.
je rentre et te lis, et me joins à toutes et tous. Même sans commenter ou même sans te lire, je pense souvent à toi. Les mots me manquent mais ma pensée va vers ta maman, ton fils, et vers toi bien sûr. amitiés...
je découvre tes mots et avec eux cette profonde présence de l'absence que tu ressens. Ce vide qui résonne, il a une forme, on tend la main pour la toucher mais il n'y a que le silence. Je partage ce silence assourdissant, bien à toi.
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